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15/10/2010

Chez les Malouins !

41819.JPGIls sont dans la place ! Le monocoque Groupe Bel et son skipper sont entrés ce vendredi dans le port de Saint-Malo après un convoyage d'une dizaine de jours depuis Port Camargue dont une escale de 48 heures à Brest pour embarquer les voiles neuves qui courront la Route du Rhum.

Groupe Bel est le seul IMOCA basé en Méditerranée, comment s’est déroulé ce convoyage ? « Il est vrai que 98% des concurrents du Rhum viennent à Saint-Malo en « voisins ». De Port Camargue, nous avons nous un convoyage de 2000 milles à effectuer, ce qui n’est pas rien. Nous avons eu beaucoup de vent et de la mer, ce qui nous a permis de valider encore un peu plus le bateau. Seb (Audigane) a passé huit jours à prendre des notes en vue de notre tour du monde de cet hiver sur la Barcelona World Race ! Je sais maintenant que Groupe Bel est en sécurité à Saint-Malo et j’ai quelques jours à passer chez moi avant la folie de la semaine du départ. »

Comment sens-tu ton bateau ? « Groupe Bel est performant à toutes les allures mais il faudra attendre de se confronter aux nouvelles machines pour savoir où nous en sommes. Nous avons progressé en ergonomie et en efficacité sur les manœuvres en solo. Je connais Groupe Bel de mieux en mieux et interprète tous ses bruits. Quand je suis à l’intérieur, je sais si le vent monte et s’il est bien réglé ou pas. Je me sens vraiment en phase avec lui. »

Que faisais-tu en 1978 pendant la première Route du Rhum ? « J’étais lycéen en terminale à Montpellier et le Rhum me faisait rêver. Deux ans plus tard, j’ai acheté un bateau (Rackham le Rouge, un Rorqual en bois moulé) après que je sois entré en Fac (voir photo en bas à droite). Les profs ne m’ont pas beaucoup vu...Je suis parti avec trois copains aux Antilles, parce que c’était la destination de la Route du Rhum. Il fallait que j’aille là-bas. Depuis, ma vie s’est construite autour de ces navigations, de ces voyages sur les océans, en course ou en convoyage. Je suis devenu marin grâce à la Route du Rhum. »

Quel idéal cette course représentait pour toi ? « Je voulais naviguer sur de beaux bateaux, régler de jolies voiles et être en communion avec la mer. Je ne voyais pas ma vie autrement. Je suis allé sur l’eau et je ne regrette rien. J’aurais pu rester simple voyageur mais ce mélange entre l’aventure et la compétition m’attirait. Tous les quatre ans, je me débrouillais pour traverser suffisamment tôt afin d’être à l’arrivée du Rhum, tout simplement pour être là et voir. »

Quel est le concurrent du Rhum qui t’as le plus marqué ? « Sans hésitation, Mike Birch, le premier vainqueur, quelqu’un dans lequel je me reconnais. Quand il a gagné, il avait déjà derrière lui un parcours de bourlinguer et de convoyeur de bateaux. Il n’était pas prédestiné pour cela, juste un marin qui aimait ça. »

Tu vas réaliser ton « rêve de gosse » alors ?
« La vie est ainsi faite. Il a fallu être patient avant de pouvoir courir mon premier Figaro, ma première Transat Jacques Vabre et là, ma première Route du Rhum. Je me sens tellement chanceux de partir dans ces conditions, grâce aux personnes du Groupe Bel qui me font confiance et me permettent de m’élancer avec ce si beau bateau. »

Quel regard portes-tu sur l’évolution de cette course ? « Il y a 85 concurrents au départ avec toujours ce mélange de skippers professionnels et de marins qui arrivent avec un autre regard et leur statut d’amateur. Ils réalisent aussi un rêve. Grâce à la Classe 40', le défi reste accessible alors que ce mélange des profils de marins disparaît sur d’autres courses. Cet aspect du Rhum est très sympa. »

On parle de navigation extrême à bord des multicoques de la classe « Ultime » mais en IMOCA (mono 60’ Open), ce le sera tout autant et pourquoi ? « Le Rhum en IMOCA est une course de demi-fond. Là où il y a 4 ou 5 voiles à poste en multicoque, nous en avons le double sur nos bateaux et plus de la moitié à passer d’un bord sur l’autre à chaque virement. Avec le matériel et les vivres, cela fait près de 600 kilos à transporter à l’huile de coude et souvent, quand on a fini, il faut recommencer. Ajoutez le niveau excellent des marins et l’homogénéité des bateaux et vous obtenez une transat qui ressemble à une longue étape de Solitaire du Figaro. Sur un Vendée Globe, tu gères sur la longueur. Tu navigues sous pilote et préserves la machine. Là, on sera sur le pont et à la barre 20 heures par jour pour être au max tout le temps. Ce sera une course passionnante et difficile à gagner. Ça va matcher ! »

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Écrit par : mako | 20/10/2010

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